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Le crédit à la consommation : la solution à court terme pour toutes dépenses imprévues

Ces derniers temps, des observateurs du secteur bancaire ont fait état de recours massif au crédit à la consommation. Beaucoup d’emprunteurs y voient effectivement une manière de se dépanner, à moindres frais. Les taux d’intérêt avantageux et les démarches de plus en plus simplifiées renforcent la tendance. Crédit affecté ou crédit non affecté, crédit personnel ou prêt renouvelable… l’emprunteur a l’embarras du choix, selon le montant et l’ampleur des besoins.

Notion de crédit non affecté

Le crédit à la consommation est la solution express pour sortir d’une mauvaise passe financière. Il est ici question de crédit « non affecté » : l’emprunteur peut utiliser à sa guise la somme empruntée, exception faite de toute transaction immobilière. D’un montant maximum de 75 000 euros, ce type de prêt se décline en crédit renouvelable (souvent rattaché à une carte de crédit) et en prêt personnel.

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Dans environ 25 % des cas, le crédit « non affecté » est destiné à régler toute une pile de factures en attente, ou bien à faire face à des dépenses imprévues. Notons que 20 % des demandes induites par des travaux de réparation urgents, font suite à un acte de vandalisme ou une catastrophe naturelle.

Où souscrire un crédit conso ?

Les établissements bancaires classiques proposent des prêts personnels, destinés à faire face à des dépenses imprévues. Dans le cas des crédits renouvelables, il faut se tourner vers des organismes spécialisés. Le plus souvent, il s’agit de filiales de banques qui opèrent sous le contrôle des autorités bancaires.

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De leur côté, de grands magasins, des concessionnaires automobiles et des prestataires de services, proposent également des crédits dits « affectés ». Un prêt qui est destiné exclusivement à financer un projet bien défini dans le contrat. D’ailleurs, les fonds seront directement versés à l’entreprise commerciale ou à un prestataire de services.

Autre particularité : l’entretien se fait rarement avec un vrai professionnel du crédit, mais plutôt avec un commercial. Ce dernier assure ainsi un rôle intermédiaire entre l’emprunteur et un établissement financier partenaire.

Deux profils d’emprunteurs

Les résultats de récentes études sur le prêt conso ont permis de dresser deux profils d’emprunteurs. D’un côté, on a ceux ne disposant d’aucune épargne pour faire face aux imprévus. De l’autre, il y a ceux préférant souscrire un prêt, au lieu d’écorner leur épargne. Leur point commun : une moyenne de revenus qui avoisine le niveau médian des Français. Il est de 1 500 euros net pour un célibataire et de 2 800 euros net pour un couple sans enfant. Enfin, pour ce qui est du type de contrat, le plus sollicité reste le crédit à la consommation de 13 000 euros sur 48 mois.

Crédit à la consommation et protection des emprunteurs

Les particuliers souscrivant un crédit à la consommation pour se sortir d’une situation difficile bénéficient de multiples dispositifs de protection. Parmi ceux-ci figurent les dispositions stipulées par les articles L. 312-1 et suivants du Code de la consommation. Elles régulent effectivement le contenu du contrat, de manière à préserver les prérogatives des emprunteurs.

Néanmoins, il peut y avoir une exception, dans le cas d’un prêt conso d’un montant excédant les 75 000 euros (le plus souvent pour financer l’achat d’un camping-car). Le créancier et l’emprunteur vont effectivement convenir d’un commun accord, quant à l’application ou non de ces dispositions protectrices. Enfin, l’article L. 312-19 du Code de la consommation porte aussi sur un délai de rétractation de 14 jours calendaires. Durant cette période (à compter de la date de signature du contrat), l’emprunteur se trouve dans la possibilité de renoncer au prêt à la consommation, sans motif.

En conclusion, le crédit à consommation se présente, actuellement, comme une solution intéressante aux personnes souhaitant sortir d’une situation financière délicate. Néanmoins, pas plus tard qu’en 2016, l’Observatoire des Crédits aux ménages a mis en avant une tout autre tendance chez les Français : 50 % des demandes de prêt conso ont été destinées à financer l’achat d’un véhicule, le plus souvent une voiture. Raison pour laquelle, le terme prêt automobile est de plus en plus courant dans le secteur bancaire.