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Gros plan sur Astrid, le nouveau réacteur nucléaire français

Dans un contexte où le débat sur le réchauffement et la protection de l’environnement est au centre des attentions, la France se prépare à accueillir un nouveau réacteur nucléaire. Son nom : Astrid, un réacteur à 5 milliards d’euros qui va venir renforcer les capacités énergétiques de la France qui en avait grandement besoin. Selon la ministre Ségolène Royale, la France est dans l’obligation de construire de nouveaux réacteurs nucléaires afin de prolonger ceux qui sont incapables d’être prolongés. L’objectif, c’est de maintenir à 50% la part de nucléaire dans la fourniture énergétique de la France.

Une nouvelle génération de réacteurs

Selon les renseignements fournis par la ministre Ségolène Royale, nous nous dirigeons tout droit vers une nouvelle génération de réacteurs. Elle a en effet cité des centrales de 4e génération sans pour autant en dire plus. Pour le moment, l’EPR et Atméa sont des réacteurs de 3e génération et ne présentent pas les mêmes caractéristiques technologiques que les 58 autres réacteurs exploités par le géant EDF. Cependant, la seule préoccupation est que ces réacteurs de 4e génération qui consomment beaucoup moins d’uranium sont seulement à leur phase de préindustrialisation. En effet, les experts en certification cefri n’envisagent leur pré industrialisation que d’ici 2040-2050. Ceux-ci ont d’ailleurs été initiés par les États-Unis et la France s’est fixé comme objectif d’en avoir d’ici 2040.

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Fini les besoins d’enrichissement d’uranium

Aujourd’hui, une grande partie des 440 centrales à uranium disponibles dans le monde, c’est l’eau qui est utilisée pour jouer le rôle de stabilisateur de vitesse des neutrons et transporteur de la chaleur produit. Ces réacteurs brûlent alors de l’uranium fissile (U235) qui représente seulement 0.7% de l’uranium naturel, en plus de l’isotope non fissile (U238) ainsi que les neutrons rapides qui transportent le plutonium (PU239). Ce qui veut dire que les réserves naturelles d’uranium disponibles dans le monde ne pourront plus désormais couvrir la demande d’ici quelques années. Avec les réacteurs de 4e génération, on aura plus besoin d’enrichir l’uranium et on pourra surtout réduire les risques de prolifération en plus de répondre aux exigences de la certification cefri.

Un enjeu financier considérable

Il faut dire que la construction du réacteur Astrid est un projet immense et un défi financier considérable. L’enjeu sera sans doute d’affirmer une rupture avec ses prédécesseurs tant au niveau de la consommation que de la sécurité. Avec un coût total estimé à 5 milliards, le gouvernement a toutefois le temps de trancher et la décision ne sera prise qu’en 2020.

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