Labubu comment savoir si c’est un vrai ou une contrefaçon bien imitée ?

On reçoit un Labubu acheté sur une marketplace, on ouvre le colis, la peluche a l’air correcte. Les couleurs collent, les dents pointues sont là, le petit tag en tissu pend au bon endroit. Et pourtant, quelque chose cloche. Les contrefaçons de Labubu, surnommées « Lafufu » par les collectionneurs, ont atteint un niveau de finition qui rend la vérification visuelle rapide quasi inutile. Voici les points de contrôle concrets pour distinguer un vrai Labubu d’une copie bien imitée.

Emballage du Labubu : les détails que les copies ne reproduisent pas encore

La figurine elle-même n’est plus le premier élément à vérifier. Les contrefaçons les plus récentes sont pensées pour tromper à plusieurs niveaux, y compris l’emballage. On commence donc par la boîte.

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Une boîte de contrefaçon présente souvent une taille légèrement inférieure à l’originale. Mise côte à côte avec un packaging authentique Pop Mart, la différence se voit, mais seule, elle passe inaperçu. La typographie est un marqueur plus fiable : les polices utilisées par Pop Mart sont spécifiques, et les copies présentent régulièrement des écarts sur l’épaisseur des caractères ou l’espacement.

Les couleurs de la boîte contrefaite sont souvent plus sombres que celles de l’original. On parle d’une nuance, pas d’un changement flagrant. Si on n’a pas de référence sous les yeux, c’est difficile à repérer. L’astuce : comparer avec des photos haute résolution prises par d’autres collectionneurs sur les groupes dédiés.

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Le QR code imprimé sur l’emballage mérite aussi une vérification. Sur un vrai Labubu, le scan renvoie vers le site ou l’application officielle Pop Mart. Un QR code suspect redirige vers une page générique, un lien mort, ou rien du tout.

Jeune homme examinant un Labubu à la loupe pour détecter une contrefaçon

Vérifier l’authenticité d’un Labubu avec le sac intérieur mat

Les collectionneurs anglophones parlent de la « matte bag rule », et c’est probablement le test le plus rapide à effectuer. À l’intérieur de la boîte, la figurine ou la peluche Labubu authentique est emballée dans un sachet à finition mate, opaque, avec un toucher légèrement granuleux.

Les contrefaçons utilisent quasi systématiquement un plastique brillant, lisse, de type cellophane classique. Ce détail est rarement reproduit par les faussaires parce qu’il implique un matériau d’emballage spécifique que les usines de copies ne sourçent pas.

Un sachet brillant à l’intérieur de la boîte est un signal d’alerte fort. Ce n’est pas une preuve absolue (les retours varient sur ce point selon les séries), mais combiné à d’autres indices, il suffit souvent à trancher.

Qualité de la peluche Labubu : toucher, coutures et finitions

Une fois la figurine ou la peluche sortie de son emballage, on passe à l’examen physique. Voici les points à contrôler dans l’ordre :

  • Le toucher du tissu : un Labubu original Pop Mart utilise un velours dense et régulier. Les copies ont souvent un tissu plus fin, parfois légèrement rêche, avec des fibres qui peluchent dès la première manipulation.
  • Les coutures : sur un authentique, elles sont régulières, serrées, quasi invisibles sur les zones de jonction (oreilles, bras). Une contrefaçon présente des fils qui dépassent, des points irréguliers ou des raccords visibles à l’œil nu.
  • Les dents et les yeux : les détails du visage sont le point faible récurrent des Lafufu. L’espacement entre les dents, leur forme, la symétrie des yeux – tout écart par rapport aux visuels officiels Pop Mart trahit la copie.
  • Le rembourrage : un vrai Labubu a une densité de rembourrage homogène. Les copies sont souvent sous-rembourrées ou présentent des zones molles et des zones dures.

Le tag en tissu ne garantit rien

Certains vendeurs de contrefaçons utilisent de vrais éléments d’emballage ou des tags récupérés pour masquer l’origine de la copie. Un tag en tissu seul ne prouve pas l’authenticité d’un Labubu. On le vérifie quand même (qualité d’impression, orthographe, texture du tissu du tag), mais on ne s’y fie jamais comme critère unique.

Vue à plat comparant un Labubu authentique et une imitation avec checklist d'authenticité

Acheter un Labubu original : les canaux fiables et les pièges courants

Le canal d’achat reste le filtre le plus efficace. Un Labubu acheté directement sur le site Pop Mart, dans un Pop Mart Store physique ou via l’application officielle ne pose pas de question d’authenticité. Le problème commence sur le marché secondaire.

Sur les marketplaces généralistes, des signalements récents montrent que la fraude ne se limite plus à l’envoi d’une copie. Certains acheteurs paient et ne reçoivent rien du tout, ou reçoivent un colis avec un contenu sans rapport. Vérifier la fiabilité du vendeur compte autant que vérifier la figurine.

Les indicateurs à surveiller avant d’acheter :

  • Le prix : un Labubu vendu significativement en dessous du prix de revente habituel pour une série donnée doit alerter. Les séries recherchées ne se bradent pas.
  • L’historique du vendeur : nombre de ventes, ancienneté du compte, avis détaillés (pas juste des étoiles).
  • Les photos : un vendeur légitime sur le marché secondaire fournit ses propres photos, pas des visuels promotionnels Pop Mart. Si les images sont celles du site officiel, on passe.

Code d’authentification Pop Mart : ce qu’il permet vraiment

Pop Mart intègre sur certaines séries un système de vérification par code. Le principe : scanner un QR code ou entrer un code alphanumérique sur le site officiel pour confirmer l’authenticité du produit.

En pratique, ce système a ses limites. Les codes peuvent être photographiés et réutilisés, ou générés de manière aléatoire par les contrefacteurs. Un code valide ne garantit pas que l’objet entre vos mains est l’original associé à ce code. Il confirme seulement qu’un produit portant ce code a été fabriqué par Pop Mart.

Ce code reste utile comme filtre supplémentaire. Un code absent ou invalide élimine immédiatement la pièce. Un code valide, en revanche, doit être croisé avec les vérifications physiques décrites plus haut.

Le réflexe le plus sûr pour un collectionneur reste de cumuler les vérifications : emballage, sachet intérieur, qualité de fabrication, canal d’achat et code. Aucun de ces critères pris isolément ne suffit, mais leur combinaison laisse très peu de marge aux contrefaçons, même les mieux imitées.