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Quand sauver les océans devient une priorité

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« Sans les océans, manger serait la mer à boire ». Tel est le titre d’un ouvrage qui résume assez bien la triste situation écologique dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Tel est le message que veux faire passer Maud Fontenoy, en faveur d’une écologie pragmatique et non culpabilisante. Favorable à l’exploitation du gaz de schiste via des procédures écologiquement encadrées, l’ex-navigatrice française a créé la Maud Fontenoy Foundation afin de sensibiliser écoliers, collégiens et lycéens aux enjeux écologiques auxquels nous devons faire face, en particulier en ce qui concerne la mer et les océans.

Outre la fondation, le site planetoscope.com recense en direct de nombreux chiffres liés à la planète comme le nombre de poissons pêchés depuis le 1er Janvier, la capture de CO2 via les océans etc.

On apprend ainsi qu’au 11 janvier, ce sont plus de 11 500 poissons krill qui ont été pêchés dans les mers australes. Un phénomène qui découle de la raréfaction des autres espèces de poissons, notamment à cause de la surpêche…

Que sont les krills ?

Il ne s’agit pas du nom d’une espèce de poisson en particulier mais des nombreux, pour ne pas dire des milliards, de poissons composant la nourriture des baleines. En d’autres termes, la pêche abusive de ce type de poisson nuit gravement à l’alimentation de ces mammifères. Maillon essentiel de la chaîne alimentaire des océans et par extension de notre « planète bleue », le krill est particulièrement pêché par la Norvège. En effet, un des chalutiers de ce pays est capable de récupérer 250 tonnes de krill au quotidien comme l’a affirmé l’Antarctic krill conservation.

Enfin, le krill correspond à 4 fois le volume de la pêche mondiale annuelle.

La mer se dessale, mais à quel prix ?

Autre problématique environnementale dont on parle peu : le dessalement de l’eau de mer. En effet, si 71% de la planète est recouverte d’océans, l’eau de ces derniers est largement utilisée pour nos usages domestiques : alimentation, lavages, distribution dans les robinets…Toutefois, ce phénomène n’est pas sans conséquences car 21 000 milliards de litres d’eau buvable sont générés via le dessalement de l’eau des océans. Or, cela a pour conséquence de nécessiter beaucoup d’énergie et donc générer de la pollution (les deux procédés étant employés étant l’osmose inverse et la distillation) et être onéreux. De nombreux pays en voie de développement n’ont donc pas les moyens financiers de bénéficier d’eau douce par ces biais. Cependant, des processus innovants sont en cours de développement pour pallier à cet enjeu majeur.

La pêche mondiale, un véritable fléau pour les océans

L’ex-navigatrice écologiquement engagée pour la protection des océans Maud Fontenoy souligne à plusieurs reprises que la pêche mondiale représente un véritable danger pour la biodiversité marine.

La pêche mondiale représentait ainsi en 2015 168,6 millions de tonnes de produits aquatiques pêchés.

Il est bon de rappeler en effet qu’un peu plus de la moitié (60%) de la production de poisson provient de la pêche et non de l’aquaculture, ce qui contribue à appauvrir les océans en biodiversité marine.

La flotte mondiale de bateaux aurait atteint plus de 1,3 millions en 2010. A titre comparatif, ce chiffre s’élevait à 600 000 en 1970. On compte parmi les espèces les plus pêchées l’anchois du Pérou, celui du Japon, le hareng de l’Atlantique ou encore le merlan bleu.

La FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime ainsi que la production totale de la pêche de capture s’élevait à 92 millions de tonnes de poisson en 2006. Elle rappelle également que pour 1,5 milliards d’individus trouvent dans le poisson 20%de leur consommation de protéines animalières, ce qui explique le phénomène de surpêche qui nuit aux océans, comme le rappelle Maud Fontenoy au cours de ses tribunes et interventions.

Le plus grand producteur de poisson reste la Chine qui représente également le plus grand exportateur depuis 2002 devant la Thaïlande et la Norvège.

L’alerte est ainsi lancée, rappelle Maud Fontenoy : d’après notre rythme actuel de surpêche, les océans se vident et seront complètement vidés d’ici 2050. La pénurie de poisson a déjà commencé avec la disparition de 7% des espèces marines depuis les années 50 et un tiers des espèces de poisson menacé d’extinction…

Que faire ? Quels poissons pouvons-nous acheter ?

Au vu de la situation critique rappelée par Maud Fontenoy, certains critères sont à prendre en compte et à respecter en tant que consommateur de poisson. Il est ainsi largement préférable de choisir des poissons issus d’élevage, ceux-ci respectant davantage l’environnement. Pour rappel, un poisson bio n’est pas un poisson issu de la pêche sauvage mais issu de l’aquaculture. Par ailleurs, pour votre santé, assurez-vous de bien choisir un poisson ferme et frais, aux yeux brillants et à la peau glissante. Autre précaution : la chair des filets ne doit surtout pas être jaunie car cela est synonyme de pourriture. Pour les crustacés, vérifiez que la coque est bien fermée.

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